L'Avant-Oasis

L'Avant-Oasis
Une petite biographie écrite en partie par mes soins, après un looong travail de recherche.
Sources principales: Wikipedia, www.csoasis.com

1970-1989 : L'enfance.

Noel Gallagher naît le 31 Mai 1967 à Burnage, un quartier de la ville de Manchester. 5 ans plus tard, William Gallagher, surnommé Liam ou « Our Kid » voit aussi le jour.
Malheureusement, la famille Gallagher n'est pas aisée et dispose de faibles revenus (le père Thomas est DJ et la mère Peggy travaille dans une fabrique de biscuits). En plein c½ur de la « Working Class » anglaise, vivant dans un quartier pauvre et industriel, les deux frères traîneront dans la rue, en jouant au football dans les parcs.
Mais des problèmes familiaux viennent bouleverser la petite famille. Le père est violent et, grisé par l'alcool, il bat régulièrement sa femme et Noel, le fils aîné, devant les yeux du cadet Liam. Thomas Gallagher finira par quitter le logis.

L'adolescence des deux garçons est chaotique d'un point de vue scolaire. Noel et Liam n'ont pas de bons résultats, ils sèchent régulièrement les cours pour aller jouer au foot, et quittent tous deux l'école à 16 ans. Premières expériences avec l'alcool, puis les champignons hallucinogènes. Les Gallagher parlent mal, avec un fort accent du Nord. Ce sont de futurs délinquants, voyous, ou plutôt des « Lads ». Pourtant, c'est durant cette période que Noel a accès à sa première guitare, qui va commencer à lui occuper tout son esprit. La musique commence à l'intéresser. Il se passionne pour des grands groupes du passé comme les Rolling Stones, les Stooges, les Sex Pistols, et surtout les Beatles, mais aussi des groupes de son époque provenant de Manchester comme les Happy Mondays, les La's, les Smiths et aussi les Stone Roses. Il emmène d'ailleurs un jour son frère à un de leurs concerts. Pour eux, c'est la révélation : ils joueront dans un groupe de rock. Mais pour l'instant, pas question de parler de collaboration : chacun part de son côté.

Noel, après avoir effectué une montagne de petits boulots, décide d'auditionner pour devenir le chanteur d'un groupe nommé Inspiral Carpets. Il n'est pas retenu mais devient leur roadie, et part en tournée avec eux. Il y écrit ses premières chansons comme « Gotta have fun », « Hey you », mais aussi « Up in The Sky » et « Live Forever ».

Les choses sont plus faciles pour Liam qui intégre un groupe comme chanteur. Effectivement, deux de ses amis et coéquipiers de foot, Paul Arthurs à la guitare et Paul McGuigan à la basse, surnommés Bonehead et Guigsy lui proposent de remplacer leur propre chanteur, jugé trop mauvais. Ce groupe s'appelle The Rain, et il s'agit de la 1ère structure de ce qu'on appellera plus tard Oasis.

1989-1993 : De Rain à Oasis.

Un batteur nomme Tony McCarroll intègre à son tour The Rain, un nom qui provient d'une face-B des Beatles. Tony n'est pas beaucoup apprécié par le groupe et n'est pas très bon mais contente le reste du groupe pour le moment.
A l'époque, c'est Bonehead qui dirige le groupe et compose avec Liam. Les premières chansons de cette collaboration font leur apparition comme « Better Let You Know », « Take Me », « Life In Vain », « Must Be The Music ».
Noel, curieux, va voir un jour les Rain en concert mais les trouve lamentables, et pense qu'ils n'avaient rien à part la voix particulière de Liam qui selon lui pouvait tout changer. « Ils étaient merdiques et n'avaient rien mis à part la petite gueule de star de Liam. »

Dans Rain, Liam commence à prendre de l'importance et décide de changer le nom du groupe. En effet, 3 formations s'appelaient déjà « Rain » à Manchester. Il trouve le nom « Oasis » sur un poster et le propose comme nom de groupe aux autres qui acceptent. Mais la qualité musicale ne suit toujours pas. Pour sauver le groupe à la dérive, Liam propose alors à son frère Noel de devenir leur manager. Celui-ci refuse et répond qu'il veut la guitare et les pleins pouvoirs. Une entrée qui annonce la couleur. Noel joue ses compos et notamment « Live Forever ». Les autres ne peuvent qu'accepter devant la qualité de ses compos. Rapidement, Noel devient le maître du groupe, Bonehead étant condamné à la rythmique : « Si tu bouges un seul de tes petits doigts, tu vires de mon groupe », disait Noel.

Nous sommes en 1991 et le groupe se met enfin au travail. Noel impose quatre répétitions par semaine. C'est dur, mais le groupe devient enfin intéressant. Pendant deux ans, les Lads jouent à Manchester, et petit à petit, des papiers dans la presse commencent à évoquer Oasis.

En 1993, c'est le tournant. Alors qu'ils effectuent un concert au « King Wah Wah Tut », un producteur, qui va devenir important dans la carrière du groupe, Alan McGee, les repère. Il obtient rapidement un contrat sur son label : Creation Records. Oasis rentre alors en studio à Manchester pour l'enregistrement du 1er album : les choses sérieuses commencent.
# Posté le samedi 05 novembre 2005 18:03
Modifié le mercredi 17 septembre 2008 08:30

Definitely Maybe

Definitely Maybe
1994-1995 : La tornade Definitely Maybe

Noel est pour le moment le seul compositeur du groupe. Il écrit sur son enfance, la pauvreté, la Working Class. Il a 20 ans et des thèmes plein la tête mais il souhaite surtout parler de sa jeunesse. La chanson « Rock'n Roll Star » résume toute sa vie, ses rêves d'enfants et les difficultés d'être pauvre, tandis que « Live Forever » parle de sa mère.

Aout 1994, le monde ouvre les yeux sur « Supersonic », le tout premier single d'Oasis, qui se classe 31è dans les charts anglaises. L'Angleterre prend une grosse claque. Quelle puissance ! S'ensuivent « Shakermaker » et « Live Forever » qui obtiennent des résultats encore plus probants. Creation Records se frotte les mains. L'album « Definitely Maybe » sort dans la foulée et c'est l'explosion : 150 000 exemplaires vendus en 3 jours rien qu'en Angleterre. Mais comment expliquer une telle notoriété ?
Les 3 premiers singles, déjà : un retour aux sources du rock, une puissance et une mélodie rarement vues auparavant.
Et puis aussi l'impression d'une nouvelle ère qui débute : après une décennie rock décevante (les années 80) et la mort du Grunge en 1993, Oasis s'annonce comme le porte parole d'un nouveau rock'n'roll britannique. Fin 1994, il y avait Oasis, et les autres.
Enfin, il n'y a pas que la musique qui rend Oasis culte. Dans les journaux, on parle des frasques des frères Gallagher. Hôtels ravagés, drogues, alcool, sexe, débauche, rock'n'roll. Les frères goûtent au luxe pour la première fois de leur vie.

Après une tournée européenne triomphale, Oasis s'attaque aux Etats-Unis, alors que sort le single « Cigarettes and Alcohol », 7è dans les charts anglaises déjà.
Mais c'est le temps des premiers problèmes. Après une dispute violente avec Liam, Noel quitte le groupe et disparaît. Il reviendra quelques jours plus tard avec trois chansons qui évoquent cette première remise en question par celui qu'on appelle « The Chief » : « Half The World Away, « Going Nowhere », et « Talk Tonight ».

L'année 1994 était déjà bien remplie pour Oasis, mais le groupe décide d'envoyer une ultime claque à son public : « Whatever », 3è dans les charts, nouveau record pour le groupe. C'est le début de l'Oasismania.

La tournée américaine se termine en février 1995, et avant de passer au nouvel album, ils enregistrent le « Live By The Sea », disponible en DVD, un des meilleurs concerts de cette tournée.

Nous sommes en avril 1995, le groupe décide de passer à l'enregistrement de son nouveau single : « Some Might Say ». Cependant, quelqu'un commence à gêner chez Oasis, c'est le batteur, Tony McCaroll, qui n'est plus accepté et jamais apprécié par les autres membres du groupe. Après une longue dispute, Noel le renvoie du groupe, officiellement parce qu'il était « incapable de jouer le 1er single ».
# Posté le samedi 05 novembre 2005 18:08
Modifié le mercredi 17 septembre 2008 08:31

(What's The Story?) Morning Glory

(What's The Story?) Morning Glory
1995-1996 : L'Oasismania

L'atmosphère de débauche est toujours présente dans le groupe. Noel écrit ses chansons sous cocaïne, comme « Some Might Say », qui se veut être le 1er single du nouvel album. A cette même époque, Noel écrit également des faces-B mythiques du groupe comme « Acquiesce ».

Mais le problème du batteur persiste toujours. Oasis doit jouer « Some Might Say » en live à « Top Of The Pops », l'émission musicale anglais phare dans 2 jours et n'a personne derrière les fûts. C'est alors qu'un ami de Noel, Steve White, leur propose son frère Alan pour cette prestation. Alan White apprend la chanson en un jour et la joue parfaitement durant l'émission. La semaine suivante, « Some Might Say » devient le premier numéro 1 d'Oasis dans les charts. Alan White est engagé.

La nouvelle formation rentre en studio pour enregistrer en 2 semaines seulement (What's The Story) Morning Glory, l'album le plus pop du groupe qui s'écoulera à 19 millions d'albums dans le monde, ce qui fait de cet album l'un des 20 mieux vendus dans le monde. Les tubes « Wonderwall », « Don't Look Back In Anger » ou encore « Champagne Supernova » sont fredonnés tout autour du globe.

Cette très forte notoriété attire les journalistes qui continuent de faire leurs unes sur les Gallagher et leurs diverses frasques. Le paroxysme sera atteint lors de la « bataille » Oasis Vs Blur, une confrontation montée par les journalistes, qui aura réussi à mettre en désaccord Liam et Noel avec le leader de Blur, Damon Albarn.

Pourtant, Oasis est au sommet et rafle tous les prix possibles : Meilleur album, meilleur groupe, meilleur single avec « Wonderwall », meilleur compositeur, meilleur groupe live etc...

Le groupe entame en 1996 une tournée impressionnante, à Earls Count d'abord, la plus grande salle d'Europe, et surtout 2 dates à Maine Road, le stade de football de Manchester City, leur club de c½ur. 60 000 personnes par soir, la voix de Liam est au sommet, la setlist est impeccable. Un DVD est tiré de ces concerts : « There and Then ».

Cela dit, Oasis ne s'arrête pas là et veut aller encore plus haut. Le 15 et 16 Aout 1996, le groupe donne un concert à Knebworth Park devant 250 000 personnes en 2 soirs. Ces deux jours sont considérés comme l'apogée du groupe.

Fin 1996, Noel donne un concert acoustique au Royal Albert Hall dans le cadre de l'émission « MTV Unplugged ».
De nouveaux scandales éclatent sur la non présence de Liam à cette performance et aux annulations de concerts du groupe, qui seraient dus au déménagement du chanteur.
# Posté le samedi 05 novembre 2005 18:13
Modifié le mercredi 17 septembre 2008 08:32

Be Here Now

Be Here Now
1997 : Be Here Now : Grandeur et décadence

Fin 1996/début 1997, l'album « Morning Glory » a tout donné et le groupe décide de passer au 3è album. La formule : Noel décide, les autres exécutent. La « dictature » du Chief est à son paroxysme. Il a une idée très précise de ce qu'il veut faire : « un monument de psychédélisme, de rock venu de l'espace. » Il s'agit de faire du bruit, d'empiler les guitares les unes sur les autres avec des solos à rallonge, peu importe la longueur. Noel dira : « Si j'estime que les chansons doivent durer 10 minutes, elles dureront 10 minutes, et ce ne sont pas les radios qui vont dicter mes choix. »

L'album est très attendu, la pression est énorme. En Juillet 1997 sort le single « D'You Know What I Mean ». 650 000 copies vendues en 2 semaines: un record. La chanson est puissante et la voix de Liam toujours aussi impressionnante. On attendait que le groupe frappe fort et c'est réussi : le clip du single résume tout l'état d'esprit du groupe : « On est les meilleurs, et si ça vous pose un problème, tant pis, c'est la même chose »

Le 21 Aout 1997 sort l'album « Be Here Now », album qui va battre tous les records : 423 000 unités vendues... en UN jour. Un record encore inégalé à ce jour. A cette époque, Oasis récolte encore les fruits du phénomène de l'Oasismania.
Le lancement de l'album est réussi, les critiques sont positives, la qualité musicale est là. C'est l'album de « Stand By Me » et “Don't Go Away”, mais aussi de “Fade In-Out” et “All Around The World” qui sont bien les morceaux psychédéliques attendus.
Une tournée triomphale débute en Europe, avec des lives de plus de 2 heures. Que peut-il donc bien arriver au plus grand groupe du monde en 1997 ?

Alors que les critiques avaient été très positives à la sortie de l'album, les médias retournent tous d'un coup leur veste, prétextant que l'album devient terriblement lassant après plusieurs écoutes, qu'il est trop long, trop prétentieux, pas assez structuré. Certains fans sont déçus par cet album qui devait emmener Oasis au firmament. Be Here Now devient la cible favorite de la presse qui s'acharne sur Oasis.
Noel Gallagher, qui a composé l'album de A à Z est bien sur le plus critiqué, si bien qu'il finira par retourner sa veste lui aussi et à dénigrer son « Be Here Now », prétextant plus tard qu'il lui rappelait de mauvais souvenirs (abus d'alcool, excès, drogue, production râtée)
Heureusement pour le groupe, la tournée demeure excellente, et les fans déçus admettent que les concerts du groupe répondent aux attentes, à défaut de l'avoir fait avec l'album.
La tournée se poursuit en Europe (concert mémorable au G-Mex de Manchester) puis dans le monde entier (Etats-Unis, Amérique du Sud, Japon etc...)
Mais quelque chose s'est brisé. La tournée est épuisante et les critiques sont de plus en plus dures. Oasis n'intéresse plus et n'occupe plus que les pages « faits divers » des journaux. Si bien qu'on ne sait pas si le groupe reprendra un jour le chemin des studios.

C'est la fin de l'Oasismania et de la « trilogie dorée » d'Oasis, car même si « Be Here Now » a été beaucoup critiqué, aujourd'hui, une grande partie des fans et des médias le reconnaît enfin à sa juste valeur.
# Posté le samedi 05 novembre 2005 18:18
Modifié le mercredi 17 septembre 2008 08:32

The Masterplan

The Masterplan
1998-2001 : Un renouveau difficile

Après sa tournée qui s'achève début 1998, le groupe va disparaître de la circulation pendant 2 ans.
Mais même quand il n'est pas présent sur scène, Oasis réussit toujours à envoyer de sérieux uppercuts à l'adversaire, comme l'en témoigne la sortie du recueil de faces-b « The Masterplan » qui sort mi-1998. Ca aurait pu être des faces-A...

Mis à part cela, le groupe prend de longues vacances, traumatisé par les critiques de Be Here Now. Bonehead et Guigsy ne s'en remettront d'ailleurs pas. En 1999, les deux membres formateurs de The Rain décident de quitter le groupe, étant fatigués et subissant trop de pression. Les Gallagher les remplacent par le guitariste Gem Archer qui assurera la rythmique, et Andy Bell, ancien bassiste de « Ride ». La différence est que les deux nouveaux sont de vrais professionnels et apporteront en live une technique supérieure à celle de Bonehead et Guigsy.
# Posté le samedi 05 novembre 2005 18:21
Modifié le mercredi 17 septembre 2008 08:33